English below
----------------------
Dans le nord du Brésil, sur des plages à perte de vue, encore sauvages, les pêcheurs embarquent à l’aube sur des bateaux traditionnels, appelés jangada, littéralement radeau en portugais. Une tradition très répandue dans le Nordeste depuis le XVIIe. La jangada est aujourd'hui utilisée à des fins touristiques mais reste un outil essentiel à la pêche traditionnelle du littoral. Naviguer sur l’Atlantique avec ces bateaux rudimentaires comprend des risques importants pour les pêcheurs qui partent entre 4 et 8 jours seul en mer pour un rendement très faible. Parfois, certains ne reviennent jamais, disparus en mer. “Sio” pêche depuis plus de 50 ans. Marqués physiquement par le soleil et le sel, il estime que “cette tradition va se perdre.” Ses enfants, comme beaucoup d’autres de la jeune génération, ne souhaitent pas faire ce travail. Dans cette région où le secteur touristique est en plein développement, ces jeunes se tournent vers des emplois stables, notamment dans le secteur du bâtiment ou poursuivent leurs études. À Maceio, métropole à 200 km au sud de Recife, des pêcheurs s’improvisent guides touristiques et embarquent les visiteurs vers les plages paradisiaques à bord de leur jangadas revisitées.
Pontal do Maceio, Ceara, Brésil @elodieradenac
Marché en vente direct, Pontal do Maceio, Ceara, Brésil @elodieradenac
Marché en vente direct, Pontal do Maceio, Ceara, Brésil @elodieradenac
Marché en vente direct, Pontal do Maceio, Ceara, Brésil @elodieradenac
Marché en vente direct, Pontal do Maceio, Ceara, Brésil @elodieradenac
Pirangi do Sul, Rio Grande do Norte, Brésil @elodieradenac
Ivanolo Perera, pêcheur de 64 ans, Pontal do Maceio, Ceara, @elodieradenac
Tabatinga, association des pêcheurs, Rio Grande do Norte, Brésil @elodieradenac
Nilo pêcheur à Canoa Quebrada, Ceara, Brésil @elodieradenac
Tabatinga, association des pêcheurs, Rio Grande do Norte, Brésil @elodieradenac
Jaio, pêcheur depuis ses 9 ans, Rio Grande do Norte, Brésil @elodieradenac
Tabatinga, association des pêcheurs, Rio Grande do Norte, Brésil @elodieradenac
L’objectif de cette série photographique est de comprendre les enjeux de la mutation de cette tradition du Nord du Brésil.
Concrètement, comment le tourisme bouscule le quotidien de ces brésiliens ? À travers le prisme de cette tradition de pêche artisanale, la série photographique permet de dresser le portrait d’une région transformée par le tourisme.
----------
In northern Brazil, on endless, unspoiled beaches, fishermen set out at dawn on traditional boats called jangadas, which literally means “raft” in Portuguese. This tradition has been widespread in the Northeast since the 17th century. Today, jangadas are used for tourism, but they remain an essential tool for traditional coastal fishing. Sailing the Atlantic in these rudimentary boats involves significant risks for fishermen, who spend between four and eight days alone at sea for a very low yield. Sometimes, some never return, lost at sea. “Sio” has been fishing for over 50 years. Physically marked by the sun and salt, he believes that “this tradition will be lost.” His children, like many others of the younger generation, do not want to do this work. In this region, where the tourism sector is booming, young people are turning to stable jobs, particularly in the construction industry, or continuing their studies. In Maceio, a city 125 miles south of Recife, fishermen have become tour guides, taking visitors to idyllic beaches aboard their revamped jangadas.
The aim of this photographic series is to understand the challenges facing this tradition in northern Brazil. In concrete terms, how is tourism disrupting the daily lives of these Brazilians? Through the prism of this tradition of artisanal fishing, the photographic series paints a portrait of a region transformed by tourism.